Patrimoine d'Ennezat (63)
La cathédrale des marais
L'église Saint-Victor et Sainte Couronne est inscrite aux Monuments Historiques de France
L'église ( XI et XIII siècle )Bâtiment communal, inscrit aux monuments historiques de France, elle a probablement été érigée grâce aux dons des rois Henri II d'Angleterre et Philippe Auguste au XI siècle en style roman. Puis au XIII siècle les chanoines voulurent la rebâtir dans le goût gothique. Toutefois, pour des raisons qui nous échappent, la reconstruction fut limitée au choeur et à la nef. Couverte d'un berceau en plein cintre sans doubleau la nef frappe par son étroitesse. Des piles carrées cantonnées de trois colonnes et restées nues du côté du vaisseau central soutiennent les grandes arcades. | Appareillées du seul côté de la nef, ces arcades se fondent de l'autre dans le blocage des voûtes d'arête des collatéraux dont les travées sont délimitées par des doubleaux élevés sur de minces dosserets. Ouvrant par des baies en plein cintre recoupées par une colonnette et divisées elles aussi en travées par des doubleaux, les tribunes sont voûtées en quart de cercle et éclairées par d'assez grandes fenêtres fortement ébrasées. Au dessus des grandes arcades en plein cintre que soutiennent les piles du carré du transept, d'autres arcades reçoivent sur les extrados formant cage une coupole ovoïde portée par des trompes. Les croisillons sont divisés en deux travées, l'une est voûtée d'un quart de cercle qui contrebute la coupole. L'autre est recouverte d'un berceau. Etablies sur un plan barlong les quatre travées inégales du choeur sont délimitées par des piles composées d'un faisceau de colonnes et de colonnettes. Le rond point est voûté de six nervures semblables ainsi que les chapelles rayonnantes. Les trois premières travées du choeur sont établies sur un plan barlong et délimitées par des piles. Elles sont voûtées d'une croisée d'ogives comme le sont aussi les bas-côtés et les compartiments trapézoïdaux du déambulatoire. La sacristie, appuyée au bas-côté septentrional du choeur comprend deux travées de plan carré voûtées de quatre branches d'ogives. |
Le mobilier de l'église On remarque un important lutrin à deux aigles affrontés en bois sculpté par A. Fougerel ( 1773 ), Saint Blaise assis, statue en bois polychrome du XVII siècle, Saint Jacques le Majeur, bas-relief en bois du XVII siècle, la mise au tombeau, toile peinte encadrée ( 1650 ), les portes intérieures de la sacristie ( 1699 ) en bois sculpté par Noël Mercier, stalles dans le choeur , pyxide en émail champlevé du XII siècle ( époque mérovingienne ). |
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Les peintures murales
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| Les peintures murales sont particulièrement remarquables.
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Dans la deuxième travée du collatéral nord se trouve le dit des Trois morts et des Trois vifs. Peint à fresque en 1420 pour Robert de Bassinhac, chanoine d'Ennezat, en souvenir de sa famille disparue brutalement, cette composition funéraire et votive rappelle l'importance du culte de la vierge et des saints. Au registre intérieur le donateur présente à la Vierge, son père, sa mère, ses frères et soeurs accompagnés de leurs saints patrons. Au-dessus, trois élégants damoiseaux à cheval font face à la vision macabre incarnée dans trois spectres décharnés se tenant par la main. Traduisant un thème cher au duc de Berry, le peintre a probablement subi l'influence des artistes fréquentant son proche palais Riomois.
Datant de 1373 à 1394, le service régional de l'archéologie entreprit en janvier 1992 une série de sondages archéologiques. Il n'est apparu aucune structure dans les parties sondées : maçonnerie, sol ou même poche de démolition sont totalement absentes. Ce vide est lui-même tout à fait intéressant puisqu'il évacue l'hypothèse de la présence du couvent des Augustins sur la partie sondée. La zone de sépultures semble se limiter à la partie centrale du terrain. Une vingtaine de sépultures a pu être fouillée.
La Chapelle Saint-Jacques En 1993, lors de la construction de la déviation d'Ennezat, des fouilles ont été entreprises au lieu dit "La Chapelle". Peu de sources écrites mentionnent la chapelle. Cette chapelle figure sur la carte de Cassini sous le vocable de Saint Jacques ( XVIII siècle ) ainsi que dans les compte-rendus des visites pastorales des évêques de Clermont-Ferrand au chapitre d'Ennezat de 1636 à 1730. Les écrits concernant les visites antérieures qui datent de 1455 à 1490 n'ont pu être décryptés en raison de la langue et de l'écriture utilisées. Sur le cadastre napoléonien daté de 1814 elle n'est pas mentionnée. La disparition de l'édifice durant le XVIII siècle s'est produit vraisemblablement avant la révolution. |
La statue Saint-Michel
| Ce monument est constitué de deux parties :
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La statue : C’est une statue en fonte moulée et signée des établissements RAFFL Paris (face Est). La statue est boulonnée en quatre endroits, elle représente l’archange Michel invoquée pour la « bonne mort ». Il est représenté avec de grandes ailes, en armure et portant lance. Son pied écrase le dragon représentant le démon afin de montrer le signe de la victoire.
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